Déclaration de condamnation et de réprobation
Pour unifier la volonté populaire et resserrer les rangs en défense de la souveraineté nationale Il n’y a pas de souveraineté pour une patrie dont le territoire est violé et dont les enfants sont tués au vu et au su du monde entier.
L’Alliance des forces de changement radical condamne avec la plus grande fermeté les bombardements égyptiens ayant visé des mineurs soudanais dans le nord du Soudan. Selon certaines informations, ces frappes auraient fait un nombre considérable de victimes — estimé entre 200 et 500 morts — sur le sol soudanais. Au-delà du bilan définitif, qui nécessite une vérification indépendante, et indépendamment des circonstances ou des justifications avancées pour cette attaque, nous sommes face à une tragédie humanitaire d’une extrême gravité. Il s’agit d’une épreuve nationale et morale plaçant le peuple soudanais et ses forces vives devant une responsabilité historique, exigeant une position unifiée, claire et sans la moindre hésitation. Ce crime appelle également une enquête indépendante, urgente et transparente, capable d’en élucider les circonstances, d’établir les responsabilités et de garantir que soient tenus pour comptables tous ceux dont la responsabilité sera prouvée dans cette agression, ainsi que dans toute violation répétée portant atteinte à la souveraineté du Soudan, à l’intégrité de son territoire et au droit de ses citoyens à la vie et à la sécurité.
Le sang des Soudanais n’est ni bon marché, ni livrable à l’arbitraire, ni dénué de valeur ; le territoire soudanais n’est pas un terrain ouvert aux violations de souveraineté ou aux agressions contre ses citoyens et ses ressources. Prendre pour cible des citoyens au sein même de leur patrie, tout en violant l’intégrité du territoire et des ressources nationales, soulève des questions fondamentales quant à la responsabilité de protéger les civils et de préserver la souveraineté nationale. Ces actes imposent l’adoption d’une position soudanaise claire et responsable, exempte de toute hésitation, de tout flottement ou de marchandages. Le plus tragique et le plus douloureux est que ces violations se poursuivent et se répètent dans l’impunité, sans qu’aucune position nationale ne vienne secouer le monde entier ; pendant ce temps, l’autorité de la guerre — dirigée par Al-Burhan et ses milices, et ancrée dans le mouvement islamiste ainsi que dans les vestiges du régime déchu et de son appareil policier occulte — garde le silence et se rend complice de la conspiration. Aucune condamnation n’est prononcée, aucune explication n’est fournie à l’opinion publique, et aucune position n’est prise pour dénoncer les faits ou appeler la population à descendre dans la rue pour les rejeter et affirmer que la vie des citoyens, leurs terres et les ressources du pays sont protégées. Ce silence de l’autorité, quelle qu’en soit la durée, l’accable et révèle son implication dans ces violations, sans que le peuple ne connaisse l’étendue de cette complicité ni le prix qui pousse ce pouvoir guerrier à rester muet face à de tels crimes. C’est la honte et l’ignominie qui la rendent incapable de condamner les bombardements et les exactions, de révéler la vérité, de protéger les citoyens, de préserver la souveraineté nationale et de demander des comptes à quiconque s’avère impliqué dans ces agressions. Nous, au sein de l’Alliance des forces du changement radical, appelons le peuple soudanais et ses forces vives à unifier la volonté populaire et à resserrer les rangs — sans hésitation ni recul — face à toutes les formes d’atteinte à la souveraineté nationale, de bafouement de la dignité des citoyens et d’empiètement sur les terres et les ressources du Soudan, loin de toute polarisation, division ou surenchère politique. La reconquête de la patrie ne se réalise pas par des slogans, mais par la constitution d’un vaste front populaire issu du cœur même du peuple, de ses forces vives et de ses bases réparties sur tout le territoire. Ce front doit œuvrer à condamner et faire cesser ces violations, à s’opposer à la guerre et à y mettre un terme, à défendre la souveraineté nationale et la dignité du peuple, et à recouvrer une décision nationale indépendante. Cette mission exige également l’instauration d’une autorité civile démocratique, soumise à la volonté populaire et capable de protéger les citoyens, les frontières et les ressources nationales, de récupérer les terres soudanaises dont l’intégrité a été violée, et de gérer les relations extérieures du Soudan sur la base du respect mutuel, de la préservation des intérêts nationaux et de la non-ingérence dans les affaires intérieures.
La souveraineté du Soudan n’est pas une monnaie d’échange, et le sang de ses enfants ne saurait être le prix du silence ou de la complicité. L’unification de la volonté populaire, l’abnégation, le dépassement des divisions et le rassemblement autour des droits nationaux et humains sont des conditions fondamentales pour que la patrie recouvre sa souveraineté et protège ses citoyens, ses terres et ses ressources. Une patrie libre et indépendante, civile et démocratique, où nul être humain n’est bafoué, où aucune terre n’est violée et où aucune ressource n’est pillée ; une patrie où la décision appartient au peuple seul. Gloire au peuple et honneur au Soudan ; miséricorde pour les victimes et justice équitable pour elles ; justice et équité pour leurs familles ainsi que pour l’ensemble du peuple soudanais.
Alliance des forces de changement radical
