Sous l’impulsion du président Faure Gnassingbé, le Togo s’est imposé comme un hub d’investissement de référence en Afrique de l’Ouest. Au cœur de cette dynamique, les partenariats public-privé (PPP) constituent un levier stratégique pour financer des infrastructures structurantes sans alourdir la dette publique, tout en accélérant la transformation économique du pays.
Le Togo a progressivement structuré son écosystème PPP. Créée en 2022, l’Unité PPP accompagne les autorités contractantes dans la préparation et l’exécution des contrats. En mars 2025, le pays a lancé le Projet de Renforcement de l’Environnement PPP pour la Promotion des Investissements Privés (PREPIP), soutenu par la Banque africaine de développement à hauteur de 823 millions FCFA. Ce projet vise à améliorer le cadre juridique et à renforcer les capacités des acteurs impliqués. Plus récemment, en juin 2026, le gouvernement a créé trois agences spécialisées AGEROUTE TOGO, SONAFIR et BEIT chargées respectivement de la réalisation des projets routiers, du financement des infrastructures routières et de l’ingénierie des projets publics, des institutions qui pourraient servir de catalyseurs pour les transactions PPP.
La centrale solaire de Blitta incarne la réussite de cette approche. Fruit d’un partenariat avec AMEA, filiale du groupe d’Abou Dhabi, cette infrastructure d’une capacité initiale de 50 MW a été portée à 70 MW en 2023, devenant la plus grande centrale solaire photovoltaïque d’Afrique de l’Ouest. En 2022, elle a produit 83 000 MWh, dépassant les attentes et accélérant l’objectif national de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique.
Dans le secteur de l’éducation, l’Université de Kara illustre la capacité des PPP à livrer des projets dans les délais. Financée intégralement par Coris Bank International et réalisée par Envol Immobilier, cette infrastructure a été inaugurée le 24 avril 2026, trois ans jour pour jour après la pose de la première pierre. Le campus accueille 6 000 étudiants et devrait en recevoir 30 000 à l’horizon 2040.
Le secteur routier bénéficie également de cette dynamique. La réhabilitation de la route Sokodé-Bassar, longue de 62 kilomètres, est achevée à 92 %, grâce à un financement de 37 millions de dollars du Fonds d’Abou Dhabi pour le développement. Ces infrastructures réduisent les coûts de transport et renforcent la connectivité régionale.
Cette stratégie s’appuie sur un environnement des affaires en constante amélioration. Le Togo a été classé premier africain sur l’indicateur « Création d’entreprises » du Doing Business 2020. Le ministre des Finances, Essowé Georges Barcola, a souligné que « le climat des affaires est en constante amélioration, nos infrastructures sont modernes, notre port et notre aéroport sont performants et notre position géographique en fait un véritable hub commercial régional ».
Pour Florizelle Liser, PDG du Corporate Council on Africa, le Togo est « une plateforme stratégique d’investissement pour la région ouest-africaine », saluant les réformes engagées ces dernières années qui ont renforcé son attractivité.
En conjuguant rigueur institutionnelle, projets structurants et ouverture aux capitaux privés, Faure Gnassingbé trace la voie d’un Togo compétitif, capable de financer son développement tout en maîtrisant sa trajectoire budgétaire.
