Accueil Science

Burkina Faso : Appel panafricain du Président Ibrahim Traoré à la science pour le développement du continent

Le message du Capitaine Traoré, prononcé le 4 septembre 2026 à Ouagadougou lors de la Journée de l’Excellence scolaire, s’inscrit directement dans la logique de souveraineté que porte la Révolution progressiste populaire. Plusieurs éléments permettent de comprendre en quoi ce virage vers la science répond aux ambitions actuelles du pays.

Le Président du Faso a d’abord posé un diagnostic chiffré : sur environ 65 000 bacheliers, plus de la moitié sont issus des séries littéraires, tandis que les séries scientifiques et industrielles ne comptent respectivement que 571 lauréats pour le BAC C et 38 pour le BAC E. Ce déséquilibre, jugé intenable, a été résumé par une formule tranchante du Chef de l’État avertissant que le pays ne se construira jamais ainsi

Pour répondre à ce défi, le gouvernement envisage une réorientation massive des filières : transformation des classes de seconde A en secondes C, recrutement d’enseignants spécialisés, et initiation aux sciences dès le primaire. Des formations techniques courtes sont également prévues pour permettre aux bacheliers littéraires de se reconvertir vers des métiers pratiques.

Cette stratégie vise à former les compétences nécessaires à la transformation sur place des ressources naturelles du pays (pétrole, cuivre, manganèse), plutôt que de se contenter d’exporter des matières premières.

Le Burkina Faso a déjà engagé des actions concrètes dans cette direction. La validation d’une feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle pour 2026-2030 vise à développer des solutions adaptées aux réalités locales dans les secteurs de la santé, l’agriculture, l’éducation et l’administration publique. Le Plan RELANCE 2026-2030 consacre également une place centrale à la recherche et l’innovation.

Le président Traoré a par ailleurs annoncé une révolution dans les prix du Forum national de la recherche scientifique, avec un premier prix de cinq millions de FCFA, pour encourager l’innovation et la création locale. En plaçant la science et la technologie au cœur de la formation de la jeunesse, Ibrahim Traoré trace la voie d’un développement souverain, où le Burkina Faso devient non seulement utilisateur mais aussi producteur de solutions technologiques, en phase avec ses réalités et ses ambitions.

Raphaél A.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *